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Un principe avant tout : l'hypnose médicale est une approche complémentaire, jamais un substitut à un traitement médical. Elle s'inscrit toujours dans une démarche de soin classique, fondée sur les preuves, et ne se substitue à aucun avis, examen ou traitement.

Un décor est proposé. Le scénario vous appartient.

En séance d'hypnose, mon rôle n'est pas de vous expliquer votre problème, ni de vous livrer une solution toute faite. Il est de créer des conditions — un cadre, une expérience, un moment un peu différent du quotidien — dans lesquelles votre propre manière de résoudre les choses peut se remettre en mouvement. Le chemin qui s'y dessine, lui, n'appartient qu'à vous : il n'existe pas deux accompagnements identiques, parce qu'il n'existe pas deux personnes identiques.

C'est une posture exigeante pour le médecin : accepter de ne pas savoir à votre place, et faire confiance à ce qui est vivant, capable et positif en vous — parfois bien au-delà du symptôme qui vous amène. C'est aussi une position active pour vous : personne d'autre ne peut trouver la solution qui vous convient vraiment. Ce que vous en direz après coup ressemble rarement à ce que vous imaginiez avant.

« Il crée un décor sans connaître le scénario. »
À propos du thérapeute en hypnose — T. Lubart, S. Tordjman, É. Méner & A.-C. Méner, « Créativité, processus thérapeutique et hypnose », revue Transes n°6, Dunod, 2019.

Trois questions à se poser — pour soi

Elles ne demandent aucune réponse immédiate. Si l'une d'elles vous retient un instant, c'est peut-être qu'un travail est possible.

Depuis quel angle regardez-vous ?

Dans une maison, on ne voit pas les mêmes pièces selon l'endroit où l'on se tient. Une difficulté obéit à la même règle : observée d'un autre endroit, elle n'a déjà plus tout à fait la même forme — ni la même taille.

Qu'avez-vous déjà traversé ?

Vous avez déjà surmonté des épreuves, improvisé, inventé des issues — souvent sans y prêter attention. Ces capacités ne disparaissent pas avec le temps : elles attendent simplement d'être sollicitées autrement.

Et si quelque chose vous étonnait ?

Ce qui se répète finit par sembler inévitable. Un instant d'étonnement suffit parfois à désamorcer la répétition — et à laisser entrevoir qu'un autre déroulement est possible.

Il n'y a rien à préparer, rien à réviser. Le premier pas tient en une phrase, lors d'une consultation ordinaire : « J'aimerais qu'on en parle. » La suite se construit ensemble, au cabinet.

Une longue histoire, devenue science

L'hypnose n'est pas une mode récente : elle traverse l'histoire de la médecine. Dès l'Antiquité, guérisseurs et médecins utilisaient la parole et la transe pour soulager. Au XVIIIᵉ siècle, le médecin viennois Franz-Anton Mesmer (1734-1815) propose le « magnétisme animal » — première tentative d'explication non surnaturelle. En 1784, une commission royale présidée par Benjamin Franklin attribue ses effets non à un « fluide » mais à l'imagination.

Au XIXᵉ siècle, l'Écossais James Braid (1795-1860) en fait un objet d'observation physiologique et forge le terme d'« hypnotisme ». Puis Charcot à la Salpêtrière, et surtout Bernheim et l'école de Nancy, lui rendent une crédibilité médicale — Bernheim résumant que tout repose sur la suggestion. Au XXᵉ siècle, le psychiatre américain Milton Erickson (1901-1980) renouvelle profondément la pratique et inspire l'hypnose contemporaine.

XVIIIᵉ siècle

Le magnétisme

Mesmer propose une explication « naturelle ». La commission Franklin (1784) y voit le rôle de l'imagination.

XIXᵉ siècle

L'hypnotisme

Braid en fait un phénomène physiologique observable et nomme la pratique.

Fin XIXᵉ

La crédibilité médicale

Charcot et l'école de Nancy (Bernheim) réintroduisent l'hypnose en clinique et en recherche.

XXᵉ – XXIᵉ

Hypnose moderne

Erickson renouvelle la pratique ; l'imagerie cérébrale en étudie les mécanismes.

En 2015, le rapport de l'INSERM a reconnu l'intérêt de l'hypnose dans certaines indications, comme l'analgésie peropératoire et le syndrome de l'intestin irritable, tout en soulignant la nécessité de poursuivre la recherche.

Une approche transversale à toute la médecine

L'hypnose médicale n'est pas réservée à un organe ou à une spécialité. Elle agit sur la perception, l'attention et l'émotion — des leviers présents dans presque tous les champs du soin. Voici, de façon non exhaustive, les domaines où elle est étudiée et pratiquée, toujours en complément des traitements de référence.

Douleur (algologie)

Douleurs aiguës et chroniques, douleurs procédurales

Anesthésie & chirurgie

Réduction de l'anxiété et de l'inconfort péri-opératoires

Oncologie

Qualité de vie, effets secondaires des traitements

Psychiatrie & psychologie

Anxiété, troubles du sommeil, stress post-traumatique

Gastro-entérologie

Troubles digestifs fonctionnels, intestin irritable

Pneumologie

Dyspnée, réhabilitation respiratoire

Cardiologie

Anxiété et douleur lors de gestes interventionnels

Rhumatologie

Douleurs chroniques articulaires et musculaires

Neurologie

Céphalées, douleur neuropathique, troubles fonctionnels

Gériatrie

Douleur, anxiété, confort lors des soins

Pédiatrie

Douleur et détresse liées aux soins chez l'enfant

Gynécologie-obstétrique

Grossesse, accouchement, parcours PMA

Médecine interne & endocrinologie

Stress, vécu de l'hospitalisation, comportements alimentaires

Dermatologie

Prurit, eczéma, anxiété procédurale

Chirurgie dentaire

Anxiété et douleur lors des soins

Maladies rares

Douleur et symptômes invalidants, qualité de vie

Médecine du travail

Stress perçu, stratégies d'adaptation

Médecine du sport

Préparation mentale, récupération, gestion du stress

Chacun de ces champs s'appuie sur des études cliniques. Le détail des indications et des références scientifiques est consultable sur le site de la Confédération Francophone d'Hypnose et Thérapies Brèves (CFHTB) ↗. L'hypnose ne remplace jamais un traitement : elle l'accompagne.

Une pratique encadrée

L'hypnose médicale obéit à des principes éthiques clairs, portés notamment par la charte de la CFHTB. Ces repères protègent le patient et distinguent une pratique sérieuse d'un usage fantaisiste.

1

L'intérêt et le bien-être du patient sont la priorité absolue.

2

L'hypnose est un complément à des soins scientifiquement validés — jamais un substitut.

3

Connaître des techniques d'hypnose ne suffit pas : le praticien doit disposer des qualifications de sa profession et rester dans son champ de compétence.

4

L'hypnose n'est pas un spectacle ni une distraction : son usage reste strictement clinique.

5

Aucun amalgame avec la magie ou les pseudosciences : l'information donnée doit être précise et fidèle aux connaissances.

D'après la Charte éthique de la CFHTB.

Une pratique adossée à un cadre médical

Il n'existe pas, à ce jour, de cursus officiel unique d'hypnose. Ma formation s'inscrit néanmoins dans un cadre exclusivement médical et universitaire, complétée par une pratique supervisée.

Formations principales

  • Formation à l'hypnose médicale — AFEHM, Dr J.-M. Benhaïem & Pr F. Roustang (dans le cadre du DU d'hypnose médicale de la Pitié-Salpêtrière)
  • Formation à la méthode E2R — Hypnose et Santé Formation, Pr É. Méner (Université de Rennes)
  • Cycle complet : 6 séminaires d'une semaine et 3 supervisions au minimum

Approfondissements & influences

  • Formations complémentaires auprès de Dominique Megglé, Isabelle Célestin-Lhopiteau et Gaston Brosseau
  • Travaux fondateurs de Milton Erickson, psychiatre américain
  • Pratique inscrite dans la continuité de l'hypnose ericksonienne
ÉRR

La méthode E2R — Émotion · Régression · Réparation

Développée par le Pr Éric Méner et Anne-Claude Méner, la méthode E2R s'inscrit dans la lignée de l'hypnose ericksonienne. Plutôt que de traiter un symptôme isolément, elle s'appuie sur l'émotion qu'il porte pour en explorer l'origine et engager un travail d'apaisement, dans un cadre sécurisé.

Cette approche fait l'objet de travaux de recherche : publiée en 2023 dans la revue Complementary Therapies in Clinical Practice, elle a conduit le CHU de Rennes à promouvoir le projet de recherche HypERR sur l'insomnie chronique, financé par la Direction Générale de l'Offre de Soins (DGOS).

En savoir plus sur la méthode E2R ↗

Bien choisir son praticien

Le titre d'« hypnothérapeute » n'est pas protégé : n'importe qui peut s'en réclamer, sans formation médicale. Savoir à qui l'on s'adresse — et pourquoi — est essentiel.

🔎

Trois questions à se poser avant de consulter

Est-ce un professionnel de santé ? Médecin, psychologue, infirmier, sage-femme… La pratique de l'hypnose doit s'ajouter à une qualification de soin reconnue, pas la remplacer.

Quelle formation a-t-il suivie ? Diplôme universitaire (DU) d'hypnose médicale, organismes adossés à la recherche, instituts membres de la CFHTB sont des repères fiables.

Reste-t-il dans son champ de compétence ? Un praticien sérieux n'outrepasse jamais le périmètre de sa profession et travaille en lien avec votre médecin.

Pour aller plus loin : le Livre blanc de l'hypnose clinique et thérapeutique (CFHTB) ↗ détaille le cadre éthique, les indications validées et les exigences de formation de l'hypnose de soin.

Comment se déroule un accompagnement

L'accès est volontairement encadré, pour garantir que chaque accompagnement réponde à une demande claire et à un engagement compris. La porte d'entrée est toujours la même : la consultation.

La porte d'entrée

Un mot, en consultation

Le travail en hypnose se décide au cabinet, lors d'une consultation habituelle — à votre initiative (« j'aimerais qu'on en parle ») ou à la mienne, si je pense qu'elle peut servir votre situation. Ce temps d'échange permet de poser votre demande et de vérifier ensemble l'engagement thérapeutique.

Le cadre

Au moins 3 séances

Un accompagnement comporte au minimum trois séances. Au-delà, le rythme se construit à la carte, selon votre cheminement.

Les formats

Deux types de séances

Séance initiale de 45 minutes à 1 heure ; séance de suivi plus courte (30 minutes) pour les personnes ayant déjà réalisé un cycle complet.

La prise de RDV

Programmée en interne

Les rendez-vous d'hypnose sont planifiés directement par le Dr Forgeois, à l'issue de la consultation préalable.

À retenir : l'hypnose médicale accompagne, elle ne remplace pas. Elle ne se substitue à aucun traitement, ni à un suivi psychologique ou psychiatrique lorsqu'il est nécessaire. Cette demande mérite un vrai temps d'échange en présence : merci de ne pas l'adresser par messagerie ou par téléphone — évoquez-la simplement lors de votre prochaine consultation. En cas d'urgence, composez le 15 (SAMU) ou le 116 117 (médecin de garde).

Des honoraires transparents

L'accompagnement par hypnose est adossé à une activité médicale. Chaque séance associe une part médicale, prise en charge par l'Assurance Maladie, et un complément correspondant au travail d'hypnose, non remboursable.

Séance complète · 1 h

Consultation + accompagnement

Consultation médicale au tarif conventionnel (remboursable, 30 € à ce jour) + un complément de 60 € au titre de l'accompagnement par hypnose, non remboursable. Total : 90 €.

Séance d'entretien · 30 min

Pour un travail de suivi

Réservée aux personnes déjà familières de la méthode. Consultation médicale au tarif conventionnel (remboursable, 30 €) + un complément de 30 € non remboursable. Total : 60 €.

Le complément d'hypnose est un acte non remboursable (mention « NR » sur la facture). Une information écrite préalable (devis) vous est remise dès que le total atteint 70 €. La part médicale suit les règles habituelles de remboursement.

Une discipline en mouvement

L'hypnose médicale évolue avec son temps. De nouveaux outils émergent — à intégrer avec discernement, toujours sous le principe primum non nocere (d'abord, ne pas nuire).

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Neurosciences

L'imagerie cérébrale éclaire ses mécanismes

🕶️

Réalité virtuelle

Renforcement de l'immersion thérapeutique

💻

Télésanté

Accompagnement à distance, en expansion

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Publics vulnérables

Handicap, troubles cognitifs : une réflexion éthique renouvelée